Mon défiNon classé

Le bonheur et le bien-être

Chaque être humain aspire à être heureux, et depuis toujours. Le philosophe grec Epicure en parlait déjà il y a 2400 ans. Mais la société actuelle nous propose toujours plus de choses à obtenir et à FAIRE et nous en oublions d’ETRE vraiment heureux ! On nous vend du bonheur. Il est à rechercher en nous en priorité.

Voici une définition du BONHEUR proposée par deveniracademie.com :

État durable de plénitude, de satisfaction et de sérénité, état agréable et équilibré de l’esprit et du corps, et où la souf­france, le stress et l’inquiétude sont absents. Il représente un état d’équilibre durable et non passager.

Au niveau de notre corps, le bonheur est lié à  3 sub­stances : sérotonine, dopamine, endorphine. L’état de dépression montre que le taux de ces molécules chute de manière brutale.

Le bonheur est donc chimique ! Au niveau génétique, le bonheur serait-il inné ?

Un groupe de scientifiques de Londres, de Harvard, de Californie et de Zurich ont travaillé dans les an­nées 90 sur le lien potentiel entre le bonheur et l’héritage génétique. Les conclusions sont très positives ! 50% de notre bonheur est lié à nos gênes et 50 % à nos choix et nos actions ! C’est largement suffisant pour compenser les premiers 50 % d’autant qu’il existe une force incroyable qui n’est pas affaire de chiffres ou de statistiques : le pouvoir du CHOIX !

Trois conceptions du bonheur et du bien-être coexistent dans les recherches en psychologie : la conception hédonique, la conception eudémonique et le courant de psychologie positive plus moderne (PERMA Model)

Le bonheur hédonique

La conception hédonique du bonheur est basée sur les composantes affectives de la vie du sujet et sur la satisfaction de celui-ci par rapport à sa vie. On examine les affects positifs et négatifs de l’individu : l’existence du sujet est-elle caractérisée par une prépondérance de moments plaisants ou d’expériences désagréables ? Le bonheur est ainsi défini comme un bien-être subjectif. Le psychologue Ed Diener détermine trois piliers pour le bien-être subjectif :

• Les émotions positives ;

• Les émotions négatives ;

• L’évaluation cognitive de sa vie, c’est-à-dire la satisfaction par rapport à sa vie.

Le bonheur eudémonique

Le bonheur eudémonique questionne le sujet sur le contentement quant à sa vie, ses attentes, ses buts et ses réussites. On  examine son existence pour déterminer si elle correspond à ses souhaits. L’interrogation eudémonique est donc principalement cognitive et réflexive.

Plusieurs théories s’inspirent de cette approche, dont les deux les plus répandues : Carl Rogers (théorie du développement psychologique et de la réalisation de soi) et Abraham Maslow (théorie de la pyramide des besoins fonda­mentaux).

Ces deux conceptions, bonheur hédonique et eudémonique, longtemps en désaccord, ont amené les psycho­logues à développer une théorie plus moderne, celle de Martin Seligman. C’est la naissance de la psychologie positive comme nous l’avons vu dans le premier article de mon défi ici.

La théorie du bien-être : PERMA model

Bien-être et bonheur sont deux notions différentes. Le bien-être serait une construction de l’esprit, un concept, tandis que le bonheur serait une « chose réelle » qui peut se mesurer. Ainsi, à tout instant, vous pou­vez définir votre score de bonheur actuel entre 0 et 10 par exemple.

Le bien-être, quant à lui, ne serait pas mesurable, car il dépend de différents facteurs. D’après Seligman, on peut néanmoins lui attribuer des composantes.

Le bien-être s’appuie sur plusieurs piliers :

  • les émotions positives ;
  • l’engagement ;
  • les relations personnelles positives ;
  • le sens de la vie ;
  • la réalisation (ou l’accomplissement).

Seligman estime que ces 5 éléments peuvent vous aider à atteindre une vie de plénitude, de bonheur et de sens.

(PERMA signifie, en anglais : Positive emotion, Engagement, positive Relationships, Meaning, Accomplishment).

Les émotions positives :

Joie, plaisir, créativité, inspiration, légèreté, ouverture, douceur etc.

Elles sont intensément reliées au bonheur. Se concentrer sur les émotions positives, ce n’est pas simplement sourire. C’est aussi la capacité à être optimiste et à se représenter le passé, le présent et le futur dans une perspective positive et cela dans bien des secteurs du quotidien : travail, passions, relations, activités… La capacité et LE CHOIX de rechercher les émotions positives vous rendront plus créatif-ve et permettent de prendre plus de risques pour s’épanouir.

Dans les vagues de la vie, se concentrer sur le négatif et sur ce qui ne va pas chez soi, éloignera nos possibilités de bonheur. Il est donc plus valorisant et constructif de se concentrer sur les aspects positifs de notre quotidien, sur nos FORCES ! Et ceci est bon pour la santé de manière générale !

Je vous invite à consulter mon article Les forces de caractère ici et Les forces de caractère –exercices ici  ainsi que mon e-book à la fin de cet article afin de prendre conscience et de développer vos FORCES POSITIVES et votre bonheur.

Plaisir et joie :

• Le plaisir correspond à la satisfaction des besoins corporels et vitaux : la soif, la faim et le sommeil.

• La joie est plus cérébrale : elle provient de la stimulation et de la créativité intellectuelle : par exemple quand vous réalisez une tâche qui a sollicité votre attention et votre réflexion ainsi que l’utilisation de vos habiletés, vous ressentez de la joie ! Plus vous éprouvez des émotions positives, plus vous aurez envie de persévérer et de relever des défis. Les chercheurs en psychologie positive ont testé les personnes les plus heureuses sur Terre, et ont identifié quelques points communs, dont un qui est évident : ce sont les personnes qui cultivent le plus les émotions positives sous toutes leurs formes qui sont les plus heureuses !

Barbara Fredrickson, enseignante chercheuse américaine, et son équipe, ont mis en évidence le fait que les émotions positives favorisaient les comportements positifs, les relations interpersonnelles positives, un meilleur état de santé, une plus grande longévité, etc.

L’engagement

La capacité et la volonté de s’engager avec toute son énergie est favorable au bien-être personnel. Des études de plus en plus nombreuses le démontrent.

L’engagement est une source d’énergie, un carburant qui nous permet de nous déplacer, “un combustible capable de mettre en mouvement les corps les plus inertes” (deveniracademie.com). Il entretient la motivation, la confiance et l’énergie.

Le concept d’engage­ment peut se décomposer en trois dimensions : l’énergie, le dévouement (implication) et l’absorption (imprégna­tion).

L’énergie correspond à l’investissement de nos ressources physiques et psychiques afin de produire et maintenir des efforts pour notre engagement.

L’engagement favorise également la résilience (capacité à guérir et à dépasser nos échecs) et nous rend plus résistant-e à la fatigue. Les difficultés sont aussi plus vite surmontées.

Le dévouement s’exprime dans le fort investissement personnel, la fierté et l’enthousiasme de relever un défi, de suivre une passion ou un but qui nous tient à cœur.

L’absorption correspond au plaisir à s’immerger pleinement dans sa tâche et à la difficulté de s’en détacher, entraînant parfois une perte de la notion de temps. On peut penser aux artistes, aux écrivains, aux passionné-e-s de lecture qui passent beaucoup de temps envouté-e-s par leur activité !

Trouver des activités qui nous permettent de ressentir cette énergie, ce dévouement et cette absorption est très important dans nos vies pour nourrir notre bonheur personnel. Nous avons tous besoin de quelque chose qui nous absorbe entièrement dans le moment présent, créant un « flow » (flux en français) d’immersion exaltante dans une tâche ou une activité.

Cet état de flow, nous le ressentons quand nous sommes en concentration totale, en pleine implica­tion et en total relâchement. Vous savez, quand vous jouez au tennis par exemple, tout passe avec une facilité déconcertante, et vous n’avez plus de notion de temps, vous ne vous posez pas de question, vous nagez dans la maîtrise !

Les trois conditions pour atteindre un état de flow :

• La tâche comporte des objectifs clairs et progressifs :

Exemple en danse : on doit réaliser une chorégraphie, et on a plusieurs enchaînements à maîtriser.

• La tâche comporte un feedback (un retour, une autoévaluation) clair et immédiat :

Exemple au tennis : à chaque balle envoyée, passage de la balle par-dessus le filet. La tâche en elle-même nous indique si on doit ajuster notre geste aux variations rencontrées.

• La tâche permet un bon équilibre entre les défis perçus et nos compétences perçues.

Je sais que je peux y arriver en clair !

Relations humaines positives

Nous avons un besoin vital de relations sociales et humaines. Nous sommes des “animaux sociaux” qui nous épanouissons grâce à des connexions, des échanges, et des interactions émotionnelles avec d’autres personnes. L’amour, les émotions de lien et la proximité physique sont indispensables si on ne veut pas dépérir !
Cultiver des relations solides nous donne de plus un soutien dans les moments difficiles.

Sens de la vie

Trouver et entretenir notre bien-être passe par l’accomplissement de projets qui font sens pour nous.
Le bien-être de chacun passe par cette étape. Notre bonheur est lié au sens de notre présence sur Terre ! Il est presque mystique et mal vu d’en parler en société ! Arrêtons d’être des moutons capitalistes !
Au-delà de la recherche du plaisir et de la richesse matérielle, il y a un autre sens à notre vie. Un sens profond qui nous donne une raison de vivre et amène l’énergie, l’engouement, la volonté dont on a parlé plus haut. Nous pouvons (nous devons !) trouver un but plus grand à l’existence que nous menons.

Pour ma part : célébrer la beauté de la vie, de notre Terre et m’entourer de gens pleins de reconnaissance, de douceur et d’actions positives pour eux-mêmes et les autres. Guider, aiguiller vers plus d’éveil et de bonheur.

La religion ne joue plus autant son rôle dogmatique qui donnait le sens de la vie. Et c’est tant mieux ! Notre premier pouvoir est notre libre arbitre ! Nous sommes riches de notre liberté de choix, et de notre capacité de changement et d’amélioration.
Qu’est-ce que j’aime profondément et qui déterminant pour moi ? Qui suis-je vraiment ? Que puis-je faire de ma vie ? Qui ai-je envie d’être ?

EXERCICE – Prendre conscience du sens de sa vie personnelle
Ce questionnaire vous permet d’évaluer l’importance que vous accordez au sens de la vie.

Attribuez à chaque question un score selon votre degré d’accord avec l’affirmation proposée. Additionnez les scores.

Désaccord total 1 point
Désaccord modéré 3 points
Neutre 5 points

Plutôt en accord 7 points
Totalement en accord 9 points

AFFIRMATIONS

• Mon existence tout entière est pleine de sens.

• J’ai mené une vie pleine de sens par le passé.
• J’ai un regard positif concernant le sens de ma vie et son intérêt jusqu’à présent.
• Je suis capable de consacrer la majeure partie de mon temps à des activités ou des tâches qui me paraissent censées et utiles.
• En ce moment, je trouve ma vie intéressante et pleine de sens.
• Je recherche également une vie intéressante et pleine de sens pour les années qui viennent.
• J’ai un regard positif concernant le sens de ma vie et son intérêt dans mes projets futurs.

Plus le score est élevé (63 étant le maximum), plus vous attachez de l’importance au sens de votre vie.

 

bonheur et bien être

Accomplissement (ou réalisation)

Nous devons avoir de l’ambition, des projets et des buts pour évoluer et nous épanouir. Tester, expérimenter et réaliser des objectifs donne un sentiment d’accomplissement.

Abraham Maslow place l’accomplissement au sommet de sa pyramide des besoins fondamentaux. Mais attention à choisir des objectifs réalisables, et qui correspondent à des motivations personnelles, conscientes et gratifiantes ! Je veux dire par là qu’on peut se tromper mais qu’il faut accepter l’échec comme une étape d’accomplissement de soi. C’est aussi une forme de sagesse d’admettre que le simple fait de fournir des efforts vers un but, de se fixer des défis positifs engendre un sentiment de bien-être et de satisfaction avant même d’être parvenu-e à la réalisation de notre objectif. Néanmoins, la réalisation du but amène fierté, sentiment de maîtrise, et un peu plus de lumière sur notre chemin !

 

Le positif au premier plan : exercices bonus

Les 3 bonnes choses : exercice bonus 1

Cet exercice va nous permettre de nous concentrer sur les émotions positives et sur le positif en général.

Le but est de se connecter aux moments positifs de notre quotidien. C’est un exercice fondamental de la psychologie positive.

Durée : une semaine

Support : écrit (carnet, Word, cahier) ou oral (YouTube, podcast)

Tous les jours, faisons la liste de trois choses qui nous ont plu, ou qui ont eu une importance pour nous et qui nous ont apporté du positif. “Petites” ou “Grandes” choses.

Notez, à côté de chaque chose positive, la ou les émotions positives que vous avez ressenties. Ne cherchez rien d’extraordinaire, mais prenez conscience de votre quotidien, et ouvrez votre cœur aux douceurs du quotidien.

Exemples : le sourire d’un enfant, le ciel rayonnant, l’odeur d’un parfum qui nous replonge dans le passé, la sensation de chaleur et de réconfort de la douche, un article inspirant sur un blog, un documentaire passionnant à la télévision, la beauté d’un lever de soleil en allant au travail etc.

Il est assez révoltant de voir à quel point notre culture est floutée par le filtre du négatif, de l’imperfection. A quel point nous sommes dur-e-s avec nous-mêmes et les autres. A quel point il est difficile de relever le positif en nous et autour de nous.

L’exercice précédent vous aide à placer votre attention sur le positif dans votre vie, et à le faire ressortir. Avec la pratique, vous serez, je l’espère, surpris-e de constater à quel point il y a beaucoup de positif dans nos vies.

Que cela vous apporte davantage de bien-être et une motivation décuplée !

Développer le flow : exercice bonus 2

Il est important, nous l’avons dit, de rechercher des activités qui nous plongent dans cette sensation de flow, puis de les réaliser souvent afin de développer notre bien-être et notre bonheur. Voici quelques pistes :

But de l‘exercice : Prise de conscience des moments où l’on ressent le “flow”

Vous rappelez-vous des trois conditions pour atteindre cet état de flow ?

• L’activité comporte des objectifs clairs et progressifs ;

• L’activité permet de m’auto-évaluer au fur et à mesure ;

• L’activité me semble réalisable aux vues de mes compétences perçues.

Réfléchissez à un moment ou à une activité où vous êtes complètement con­centré-e. Vous avez l’impression que le temps et l’espace n’existent plus. Vous êtes totalement absorbé-e.

Questions pour vous guider :

  1. Où et quand se passe cette activité ?
  2. Êtes-vous seul-e ou avec quelqu’un ? Qui est-ce ?
  3. Que faites-vous précisément ?
  4. Que ressentez-vous ?
  5. Pensez au début de cette activité : Comment cela se passe-t-il ?
  6. Comment vous sentez-vous après avoir vécu cette expérience ?

Petite auto-évaluation :

Comment vous sentez-vous en pensant à cette activité et en répondant aux questions suivantes ? Réfléchissez à d’autres activités où vous ressentez cet état de « flow » dans votre vie. Pouvez-vous trouver des points communs entre ces activités ?

(Cela peut être la créativité, le partage avec les autres ou à l’inverse le fait d’être toujours seul).

Pensez-vous pouvoir pratiquer ces activités plus souvent ?

Quelle serait le premier pas à faire pour développer ces activités dans votre vie ?

Le but de ces questions est de vous amener à prendre conscience d’une ou plusieurs activités qui vous font du bien. Réfléchissez quand et comment vous pourriez les réaliser plus souvent. Fixez-vous des objectifs pour y parvenir.

Merci d’avoir lu cet article, qui vous explique les trois théories principales du bonheur et du bien-être. Je pense que la distinction est peu importante si on souhaite profondément être épanoui, serein, lucide, et souriant ! La stabilité du bien-être qui définirait un sentiment de bonheur est liée à notre motivation à placer le positif au premier plan de notre quotidien, en l’observant, en le notant et en le recherchant grâce à des activités qui font sens pour nous. Grâce à des relations humaines favorables, grâce à un engagement intense dans notre amélioration et dans nos projets.

Et n’oubliez surtout pas ceci :

Il n’y a pas de chemin vers le bonheur, le bonheur est le chemin

LAO TSEU

Je vous proposerai, dans un prochain e-book bonus, des outils pour réaliser votre bilan de bonheur et de bien-être qui contiendra :

l’échelle de l’épanouissement, l’échelle du bonheur et la roue de la vie.

Laissez-moi vos remarques ou commentaires ci-dessous. J’attends également que vous me contactiez si vous avez besoin d’un guidage plus personnel. ICI

A très bientôt !

Crédits photo : Andres Abogabir sur Unsplash et Pexels happiness

Partager l'article
  • 4
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  • 1
  • 4
  •  
  •  
  •  
  •  
  • 1

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *